Comité médical O'Derma
O'Derma
C'est l'un des complexes les plus universels qui soient. Dans les sondages de l'American Society for Dermatologic Surgery, environ deux adultes sur trois se disent dérangés par la plénitude sous leur menton. Et c'est aussi l'un des plus injustes : le double menton ne dépend pas que du poids. On peut être mince et en avoir un ; on peut perdre dix livres et le garder.
La bonne nouvelle : c'est aujourd'hui l'une des zones les mieux servies par la médecine esthétique non chirurgicale. À condition de commencer par la bonne question — pas « quel traitement ? », mais « qu'est-ce qui cause le vôtre ? ».
Pourquoi un double menton ? (Ce n'est pas juste le poids)
Quatre facteurs se combinent, dans des proportions propres à chacun. La génétique, d'abord : certaines familles stockent préférentiellement la graisse sous le menton, indépendamment du poids corporel. L'anatomie, ensuite : un menton court ou reculé laisse moins d'espace au tissu sous-mentonnier, qui « déborde » plus vite. Le poids, évidemment — mais comme un amplificateur plus que comme une cause unique. Et l'âge, enfin : avec les années, la peau du cou perd de son collagène et se relâche, accentuant le pli même sans graisse excédentaire.
Graisse ou relâchement ? Le diagnostic qui change tout
Sous le menton, deux composantes distinctes peuvent créer le même profil alourdi : un excès de gras sous-mentonnier, et un relâchement de la peau du cou. La distinction n'est pas académique — elle détermine tout le plan de traitement. Réduire la graisse d'un cou dont le vrai problème est la laxité cutanée peut même accentuer l'impression de peau flottante.
C'est exactement ce que l'évaluation clinique départage : à la palpation et à l'examen du profil, on mesure la part de volume graisseux et la part de relâchement. La plupart des doubles mentons combinent les deux, à des degrés variables — et le plan de traitement se construit sur cette proportion.
Ce qui ne fonctionne pas (ou si peu)
Soyons francs : les exercices de cou, les gadgets « raffermissants » et les crèmes miracle n'ont pas de données sérieuses derrière eux. La graisse sous-mentonnière répond très mal à la perte de poids ciblée — le corps décide où il puise ses réserves, pas vous. Quant à la peau relâchée, aucun exercice musculaire ne la retend : le problème est dans le derme, pas dans le muscle. Ces approches font perdre du temps, et parfois l'espoir qu'une vraie solution existe.
Pour la graisse : le CoolSculpting sous-menton
La cryolipolyse repose sur une vulnérabilité bien documentée des cellules graisseuses : elles meurent au froid avant les autres tissus. Un applicateur conçu spécifiquement pour la zone sous-mentonnière refroidit la graisse de façon contrôlée ; les adipocytes cristallisent, entrent en apoptose, puis sont éliminés naturellement par l'organisme sur environ trois mois.
Les études menées spécifiquement sur le sous-menton rapportent une réduction mesurable et progressive du volume graisseux — de l'ordre de 25 % de la couche traitée par séance, en moyenne — avec un profil de tolérance favorable. Fait intéressant : les travaux d'imagerie 3D ont aussi observé une rétraction cutanée dans la zone traitée, plutôt qu'un excès de peau flottante. Comptez une à quatre séances selon l'évaluation, de 35 à 60 minutes chacune, sans convalescence.
Précision importante, toujours la même : la destruction des cellules graisseuses traitées est permanente — elles ne reviennent pas. Mais ce n'est pas une perte de poids : à poids stable, les résultats durent ; une prise de poids significative peut regonfler les cellules restantes.
Pour le relâchement : Morpheus8 et Forma
Quand la composante dominante est la laxité cutanée, c'est le collagène qu'il faut cibler. Le Morpheus8 combine microneedling et radiofréquence : des micro-aiguilles plaquées or délivrent l'énergie jusqu'à 4 mm de profondeur, précisément dans le derme et les tissus sous-mentonniers, pour déclencher une néocollagénèse — trois séances de base, espacées de quatre à six semaines.
Le Forma, lui, travaille en douceur : une radiofréquence sans aiguilles, appliquée en surface, qui chauffe le derme pour stimuler le collagène et raffermir progressivement — sans aucun arrêt des activités. Il s'intègre bien en entretien, ou pour les laxités débutantes.
« Le meilleur traitement du double menton n'existe pas dans l'absolu. Il existe pour un profil donné : votre proportion de graisse et de relâchement, votre peau, vos attentes. C'est le diagnostic qui décide, pas le catalogue. »
— Comité médical O'Derma
Et quand les deux se combinent ?
C'est le cas le plus fréquent — et c'est là qu'un plan séquencé prend tout son sens. Typiquement : réduire d'abord le volume graisseux (CoolSculpting), puis raffermir la peau sur le nouveau contour (Morpheus8 ou Forma). L'ordre et le rythme se personnalisent selon la réponse de vos tissus, observée d'une étape à l'autre.
Et la chirurgie dans tout ça ?
Elle existe — liposuccion cervicale, lifting du cou — et pour des excès majeurs de peau ou de graisse, elle reste l'outil le plus radical. O'Derma est une clinique de médecine esthétique non chirurgicale : si votre situation relève davantage du bistouri que de nos plateformes, l'évaluation vous le dira honnêtement. La grande majorité des doubles mentons, cela dit, se situe bien en deçà de ce seuil — dans la zone où les traitements non invasifs donnent des améliorations nettes, sans anesthésie ni convalescence.
Le parcours chez O'Derma
- Évaluation clinique : on départage la part de graisse et la part de relâchement, et on vérifie que vous êtes un bon candidat — le montant de la consultation est intégralement déduit de votre traitement.
- Plan personnalisé : traitement unique ou séquence (réduction puis raffermissement), avec un échéancier réaliste.
- Traitement : séances de 35 à 60 minutes pour le CoolSculpting sous-menton (dès 600 $ la séance), retour aux activités immédiat.
- Résultats progressifs : les changements s'installent sur un à trois mois, au rythme de l'élimination naturelle des cellules et du renouvellement du collagène.
À retenir : un double menton se traite très bien sans chirurgie — à condition de traiter la bonne chose. Graisse sous-mentonnière : CoolSculpting. Peau relâchée : Morpheus8 ou Forma. Les deux : un plan séquencé. Et si quelqu'un vous propose un traitement avant de vous avoir examiné le profil et palpé la zone, posez des questions.
Une ligne de mâchoire mieux définie change la lecture de tout le visage — de face comme de profil, en photo comme en personne. Si votre double menton vous pèse depuis des années, la première étape est simple : une évaluation franche de ce qui le cause chez vous, et des options qui s'offrent réellement.
Double menton : vos options de traitement
Découvrez en détail ce traitement, ses résultats cliniques et nos protocoles.
Sources & Références
- 1.Kilmer SL, Burns AJ, Zelickson BD. "Safety and efficacy of cryolipolysis for non-invasive reduction of submental fat." Lasers Surg Med. 2016;48(1):3-13.
- 2.Bernstein EF, Bloom JD. "Safety and Efficacy of Bilateral Submental Cryolipolysis With Quantified 3-Dimensional Imaging of Fat Reduction and Skin Tightening." JAMA Facial Plast Surg. 2017;19(5):350-357.
- 3.Ingargiola MJ, Motakef S, Chung MT, Vasconez HC, Sasaki GH. "Cryolipolysis for Fat Reduction and Body Contouring: Safety and Efficacy of Current Treatment Paradigms." Plast Reconstr Surg. 2015;135(6):1581-1590.
- 4.American Society for Dermatologic Surgery. "Consumer Survey on Cosmetic Dermatologic Procedures." 2015.

